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Refus de soigner un séropositif : un blâme pour...

Publié le par Gays,clips,infos

Refus de soigner un séropositif : un blâme pour...

Refus de soigner un séropositif : un blâme pour un dentiste de La Rochelle

Cyrille Vezzoli, 35 ans, avait signalé au chirurgien-dentiste qu'il était porteur du VIH. Celui-ci avait refusé de le soigner

Cyrille, 35 ans, voulait être soigné pour une carie. "J’avais cherché dans l’annuaire et choisi celui qui pouvait me recevoir le plus vite", témoignait il y a deux ans dans nos colonnes le Rochelais.

Lors de son rendez-vous, le 30 août 2011, Cyrille Vezzoli signale au dentiste qu'il est porteur du virus VIH et traité en trithérapie. Le praticien refuse alors de le soigner. "J'ai contracté le virus du Sida il y a dix-huit ans. Je suis traité en trithérapie, je supporte bien et j'ai appris à vivre avec ça. Mais ce qui s'est passé chez ce chirurgien-dentiste, ça m'a projeté des années en arrière, un choc émotionnel aussi violent que quand j'ai appris ma séropositivité", expliquait Cyrille quelques jours après ce refus. ll avait alors adressé un courrier au Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes de Charente-Maritime.


Près de deux ans plus tard, le chirurgien-dentiste s'est vu notifier mercredi un blâme de la Chambre disciplinaire nationale de son ordre professionnel. La Chambre s'est notamment appuyée sur un article du code de la santé publique qui précise que le chirurgien-dentiste doit soigner avec la même conscience tous les patients, quel que soit leur état de santé.

"Ce qui s'est passé est anormal, l'ordre l'a reconnu et c'est important pour mon client qui traîne ça depuis un moment. Quand il retourne chez un médecin, ça le travaille", réagit Me Diego Parvex, l'avocat de la victime.

Le chirurgien-dentiste a deux mois pour faire appel de cette décision devant le Conseil d'État, appel que son avocat, Me François Drageon, estime "nécessaire", notamment pour faire valoir des arguments qu'il avait développés sur l'organisation de son planning de soins.

Le dentiste avait en effet expliqué lors de l'audience qu'il souhaitait recevoir les patients séropositifs ou atteints d'hépatite en fin de journée, afin de disposer de plus de temps et des services d'un instrumentiste, argument que la Chambre disciplinaire n'a pas retenu.

source:sudouest.fr/

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