Quatre bus ardennais à « la manif pour tous »
Quatre bus ardennais à « la manif pour tous »
ARDENNES. Près de 200 Ardennais feront dimanche le voyage pour dire non au mariage pour tous à Paris. Leur porte-parole dans le département s'explique.
Armelle Petit est l'une des chevilles ouvrières, dans les Ardennes, du collectif qui organise dimanche à Paris « La manif pour tous », en opposition au projet de loi sur « le mariage pour tous » qui doit permettre aux couples de même sexe de se marier et d'adopter. Elle répond à nos questions.
Vous annoncez quatre cars au départ des Ardennes. Comment avez-vous fait pour mobiliser et sensibiliser ?
« Je suis membre des Associations familiales catholiques de Charleville, et j'avais indiqué aux responsables régionaux du collectif que dans notre département, c'est essentiellement dans ce milieu que nous allions battre le rappel. Même si j'insiste bien qu'au niveau national et régional, des associations de tous horizons ont rejoint le mouvement… Dans les Ardennes, donc, c'est dans le réseau des familles catholiques engagées, dans les paroisses, et aussi, via les réseaux sociaux, que nous avons relayé l'appel. Et le résultat est là… »
Nonobstant les mises en garde de M. Peillon, vous avez joint aussi les parents d'élèves des écoles privées catholiques ?
« Les vacances scolaires ne l'ont pas permis. Mais je ne suis pas heurtée que le débat puisse y être envisagé. Quant aux parents qui inscrivent leurs enfants dans un établissement catholique, même s'ils ne sont pas catholiques eux-mêmes, je ne crois pas qu'ils seraient choqués d'êtres sensibilisés à une question comme celle-ci. Cela étant, ce n'est pas seulement en tant que catholique que je suis concernée. J'aurais manifesté de toute façon… »
Et quand on vous oppose que le mariage homosexuel et l'adoption ouverte à tous les couples existent déjà dans bien d'autres pays, à commencer par la Belgique proche, sans qu'a priori la société n'en soit bouleversée ?
« Je réponds en retournant la question : y a-t-il un recul suffisant, par exemple, pour juger sérieusement des effets que cela induit sur les enfants élevés par des parents de même sexe ? C'est une des raisons soit dit en passant qui expliquent que l'enseignement catholique soit monté au créneau. On voit trop, déjà, les difficultés rencontrées par les enfants élevés par leur seule maman ou leur seul papa. Il y a l'absence, il y a une perte de repères. Des pédiatres le pensent aussi. Il n'y a pas, à mon sens, d'études sérieuses suffisantes. Et sur un nombre d'enfants élevé. Alors faut-il encore en rajouter ? Et si l'on évoque la filiation, la procréation assistée, faut-il insister sur les questions immenses qui se poseront et que se poseront, plus tard, les enfants concernés ? »
Mais pour autant, dans certaines familles où il y a bien un papa et une maman, cela ne signifie pas pour autant que les enfants soient épargnés par différentes formes de violence ou maltraitance…
« Un papa, une maman, une famille dans sa définition de toujours, c'est nécessaire mais pas toujours suffisant. C'est pourquoi effectivement nous sommes beaucoup à travailler pour aider et accompagner les parents défaillants. Une famille, c'est parfois une unité fragile. Raison de plus pour ne pas déstabiliser davantage la société. »
Départ des cars dimanche à 8 heures de la place de la Basilique à Mézières. Départs aussi de Sedan et Rethel. Voir le site www.lamanifpourtous.fr
source:lunion.presse.fr
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