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Mariage homo : quand les hétéros s'engagent

Publié le par STOP HOMOPHOBIE

Mariage homo : quand les hétéros s'engagent

Mariage homo : quand les hétéros s'engagent

Un article de BFMTV.com du 13 décembre dit qu'ils seront au côté des militants LGBT à battre le pavé dimanche 16 décembre à la manifestation pour le mariage pour tous. Ils expliquent à BFMTV leur engagement.

Les militants LGBT (lesbiennes gays bi et trans) ne seront pas les seuls à manifester dimanche pour le mariage pour tous. Des hétéros feront également partie du cortège, au nom de l'égalité des droits. "Ce n'est pas un débat communautaire ou religieux mais sociétal. Ça nous concerne tous", revendique Adeline Amiel-Donat auprès de BFMTV.com. Cette jeune trentenaire à lancé en novembre, avec deux amies, le "Collectif hétéros solidaires".

Cette mère célibataire n'est pas militante mais les précédentes manifestations contre le mariage pour tous l'ont choquée. "On ne se sent pas du tout représentés par Frigide Barjot ou Civitas. Cette violence et cette haine ne nous ressemblent pas. Nous, les hétéros, la majorité, on ne nous demande pas de participer mais ça nous concerne aussi. L'hétérosexualité n'est pas une fatalité."

En janvier 2011, Martin Gaillard a créé avec deux amis, homos eux aussi, le Projet Entourage LGBT. L'idée : proposer à tout un chacun de réaliser une courte vidéo sur le sujet. Seules exigences : "être pour l'égalité à 100% et avoir un discours positif". Il explique à BFMTV.com : "Je me rendais compte que mon propre entourage ne voyait pas l'intérêt de l'égalité et de la parentalité. Donc je me suis dit qu'il fallait les solliciter."


En presque deux ans, 130 personnes ont participé au Projet Entourage LGBT. Des anonymes mais aussi des célébrités comme Roselyne Bachelot ou bien encore Lilian Thuram, Zabou Breitman et Josiane Balasko. "On a constaté que c'était une souffrance partagée, que des personnes s'attristaient du fait que leur ami ou leur enfant n'avait pas les mêmes droits, ou qu'ils ne pourraient pas être grands-parents", remarque Martin Gaillard.

"Le 16 décembre, c'est la première manifestation réelle de la saison. Avant, c'était des rassemblements donc plutôt des militants LGBT. Je pense qu'il y a aura beaucoup d'hétéros à la manifestation et c'est une bonne chose", relève Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Pour autant, "des solidarités existent depuis longtemps, avec des associations syndicales notamment. Ce n'est pas nouveau" assure-t-il.

L'implication des hétéros dans la lutte pour le mariage entre personnes de même sexe est importante pour Gilles Wullus, directeur de la rédaction du magazine Têtu. "Ce n'est pas une revendication d'une minorité mais une question de société" avance-t-il. "La famille évolue beaucoup depuis 20-30-40 ans. Il y a le divorce, le mariage à perdu de sa superbe et il y a le Pacs (qui unit pour 95% des cas des hétéros). Parler d' "un père et une mère" est extrêmement choquant pour les parents célibataires ou les familles recomposées".

Adeline Amiel-Donat, du "Collectif hétéros solidaires", sera d'"atelier banderoles" samedi. "Je ne suis pas une activiste, c'est nouveau pour moi !" Dimanche 16 décembre est une manifestation symbolique pour elle : "C'est un vrai moment de rassemblement. Et en plus, c'est bête mais c'est Noël, une période familiale ! Comme Noël, le mariage pour tous, c'est un message d'ouverture, de progrès et non pas de haine."

Mais comme le montre lavie.fr dans un article d'Aymeric Christensen du 14 décembre intitulé "Ces chrétiens qui défendent le mariage gay", de nombreux catholiques sont très actifs contre le projet de loi, des chrétiens se manifestent aussi pour le soutenir. Certains seront présents à la manifestation de dimanche, d'autres ne défileront pas mais refusent néanmoins d'entrer dans une opposition frontale et regrettent la forme prise par les déclarations de certains catholiques, voire de l'épiscopat. Pour beaucoup, ils jugent l'évolution de la législation inévitable et, malgré certaines réserves au sujet de la filiation, choisissent d'exprimer publiquement des avis plus nuancés. Les plus connus d'ente eux sont les «Chrétiens inclusifs» (c'est à dire favorables au mariage gay), membres d'associations, élus, blogueurs ou artistes : pour eux, l'égalité des droits prime et ni le «mariage pour tous» ni l'adoption pour les couples homosexuels n'entrent en contradiction avec leur engagement de chrétiens.

Dans un article de liberation.fr du 14 décembre, nous voyons que treize ans après le vote du pacs et quelques semaines après la présentation du projet de loi sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples du même sexe en Conseil des ministres, les LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) s’apprêtent donc à battre le pavé, accompagnés d’une quarantaine d’organisations, des féministes, des antiracistes, des associatifs, des syndicats (CFDT, CGT, FSU, Unsa, Syndicat de la magistrature…), des politiques (PS, EE-LV, Front de gauche, NPA), des people. Des jeunes (de l’Unef notamment) qui ne se reconnaissent pas «dans ce pays aussi en retard». Des croyants qui refusent d’être «séquestrés» par «les positions de la hiérarchie de l’Eglise». Des gens de droite, comme l’immarcescible Roselyne Bachelot ou le mouvement GayLib (associé à l’UMP) convaincu «que le sujet dépasse les clivages politiques» et croit «en la famille. Toutes les familles». Seront-ils nombreux ? «Le plus possible. Et dans un esprit d’universalisme et d’humanisme», lance Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT, principal interlocuteur du gouvernement.

Que ce but noble soit suivi d'une belle et réelle présence afin de démontrer que la France est fille de la tolérance et que le laïcisme protège tout le monde quelque soit son sexe.

Merci !

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