Les opposants au mariage pour tous prennent le...
Les opposants au mariage pour tous prennent le droit de défiler dans la rue
Le collectif de l'Oise de la Manif pour tous a organisé hier un rassemblement à Compiègne, suivi d'une marche non autorisée. Mais sans débordement.
Le SMS envoyé hier vers 11 heures par le collectif de l'Oise de la Manif pour tous s'est répandu comme une traînée de poudre : « Rendez-vous cette apm à 17 h 30 place de l'hôtel de ville de Compiègne pour dire stop au gouvernement et protéger la démocratie ! Venez aux couleurs de la manif avec tout ce qui fait du bruit : sifflet, casseroles, trompes. » Malgré l'envoi tardif du message, environ 300 personnes se sont réunies place de l'hôtel de ville, scandant des « Hollande ta réforme, on n'en veut pas » et des « Hollande démission », sous les yeux des policiers, qui n'ont pas été mis au courant du rassemblement.
Philippe Marini en tête de cortège
« On a décidé d'organiser ça, ce matin, parce qu'on essaie de faire passer cette loi sur le mariage de manière indigne, et parce qu'un manifestant a été agressé hier à Paris. On trouve cela inadmissible », lance Arnaud Thorel, militant UMP et organisateur du rassemblement.
Vers 18 heures, les personnes présentes bouillonnaient. Une élue de la majorité, Arielle François, était d'ailleurs accrochée à une fenêtre, au premier étage de la mairie, agitant son drapeau.
Les organisateurs ont alors décidé de défiler en direction de la sous-préfecture. « Vous n'avez pas le droit, votre manifestation n'a pas été signalée », a prévenu le capitaine Mercier de la police de Compiègne. Pourtant, les manifestants ont pris la direction de la sous-préfecture, avec en tête de cortège le sénateur-maire, Philippe Marini, qui a félicité les manifestants pour ce rassemblement : « Vous avez réussi à manifester dans le calme et le respect de tout le monde, je vous en félicite », a-t-il déclaré, avant d'oser un commentaire « Par contre, nous n'allons pas saccager la sous-préfecture. L'amnistie, c'est pour les trotskistes de la CGT, pas pour nous ».
Avant que le cortège ne se dissolve, Arnaud Thorel s'est félicité du rassemblement, et a rappelé qu'il attendait une forte mobilisation pour manifester le 26 mai à Paris. « On ira sur les Champs, si on le souhaite, on ne veut pas être muselé. On en a assez de ne pas être écouté, il est temps que ce gouvernement prenne en compte ce qu'on a à dire. »
Dans le cortège des manifestants, on assure « ne pas vouloir baisser les bras ».
CINDY LÉCRIVAIN
source:courrier-picard.fr
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