Hommage à "Sciences-Po".
Hommage à "Sciences-Po".
Un peu plus tôt à midi puis dans l'après-midi de jeudi, ses camarades de Sciences Po se sont aussi rassemblés en hommage au jeune étudient de première année. Fils de deux professeurs de droit de la faculté de Brest, le jeune homme, qui avait obtenu son Bac scientifique avec mention très bien l'an passé, était installé depuis septembre à Paris et habitait, d'après le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, dans le IXe arrondissement de la capitale. Ses camarades décrivent un jeune homme blond, petit, frêle avec un visage poupin. "Il portait tout le temps son badge antifasciste", précise un étudiant de première année comme lui. "C'était un militant qui était tout le temps là. Il tractait contre les fascistes, pour le droit des étrangers, pour l'égalité hommes-femmes", ajoute Adrien de 5e année qui le connaissait. "C'était quelqu'un de ferme dans ses convictions mais il n'était pas agressif. On pouvait s'engueuler en Assemblée générale et le lendemain il disait bonjour normalement", explique Raphaëlle Remy-Lele, une étudiante qui milite à l'Unef et qui l'a fréquenté.
Les Antifa arrivent du précédent rassemblement avec la même banderole. Une nouvelle minute de silence est respectée. Ils prennent la parole: "Ce crime est intolérable. Clément n'avait que 18 ans. C'était un jeune homme plein de vie. Il sortait tout juste d'un combat contre la leucémie. Clément a payé hier soir son refus de ces dérives et de ces exactions. Sa mort est politique."
source:humanite.fr
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