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Echauffourées et garde à vue autour du maire...

Publié le par Gays,clips,infos

Echauffourées et garde à vue autour du maire...

Echauffourées et garde à vue autour du maire opposé au mariage gay

Jean-Michel Colo, le maire d'Arcangues refuse de marier le couple d'hommes homosexuels qui lui en a fait la demande. Malgré les rappels à l'ordre de Manuel Valls et du sous-préfet, il ne revient pas sur ses positions. Sa convocation à la sous-préfecture a donné à des échauffourées entre manifestants et une garde à vue.

Rien n'y fera, le maire divers droite, Jean-Michel Colo d'Arcangues dans les Pyrénées-Atlantiques refuse de marier deux homosexuels. Quelles que soient les peines encourues, il n'appliquera pas la loi sur le mariage ainsi qu'il l'a confirmé ce lundi 24 juin au sous-préfet de Bayonne
Une garde à vue

Il a été reçu à la sous-préfecture alors que quelque 200 personnes manifestaient, pour et contre le mariage gay. Un rassemblement qui a brièvement tourné à l'échauffourée et s'est soldé par une garde à vue. En marge de ce rassemblement, un manifestant favorable au mariage gay a été interpellé et placé en garde à vue pour "faits de violence", après un échange de coups de quelques secondes entre une poignée de manifestants, rapidement séparés par la police.


Le sous-préfet, Patrick Dalennes a rappelé à l'élu "le cadre légal ainsi que ses responsabilités de maire et d'officier d'état civil", et les sanctions qu'il encourt s'il ne respecte pas la loi. Mais le maire a campé sur ses positions et affirme "qu'en toute conscience il ne se voyait pas appliquer la loi".
Jean Michel Colo a indiqué que le sous-préfet lui avait donné "un petit sursis jusqu'à jeudi, jour où je dois me réunir avec mes adjoints pour prendre une décision. Mais personnellement je ne céderai pas", a-t-il ajouté aussitôt.
Pas une figure de héros

Une version que ne cautionne pas le sous-préfet. "Formellement il ne lui a pas été notifié de délai", a souligné M. Dalennes. "J'ai noté sa demande, je dois en référer au préfet".

Le maire réfractaire n'a pas le sentiment de devenir le héros des opposants au mariage homosexuel. Il avoue ne pas avoir la grosse tête, se sentir bien dans ses pompes et en phase avec sa conscience. Plusieurs orateurs avaient pris la parole pour défendre le maire réfractaire. Ainsi Serge Harismendy, président départemental de la Manif pour tous, a expliqué toute son admiration pour le maire qui "a osé affronter les menaces et les pressions".


Questionné au sujet de conseillères municipales disposées à marier des couples homo s'il leur accordait cette délégation de pouvoir, M. Colo a malgré tout botté en touche, répondant que "les conseillères n'ont rien à voir là-dedans".
Un risque de révocation

Plusieurs associations ont cependant condamné la décision du maire tout comme le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui a rappelé que les maires réfractaires s'exposaient à des "sanctions importantes". Il risque "jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende" pour discrimination. Il peut également être suspendu en Conseil des ministres, ou révoqué.
Le couple formé par Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel a, décidé de porter plainte "pour discrimination à caractère homophobe". Quitte à aller "jusqu'à la Cour européenne des Droits de l'Homme" pour faire valoir son droit. Il a été suivi ce vendredi par l'association de lutte contre l'homophobie Idaho (International Day against Homophobia and Transphobia).

source:rtl.fr/

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