L’ARABIE SAOUDITE PREND LA DIRECTION DU PANEL DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU ET VA DÉCAPITER ET CRUCIFIER UN CHIITE DE 21 ANS
L’AMBASSADEUR DU PAYS LE PLUS CRITIQUÉ POUR LE STATUT QU’IL RECONNAÎT AUX FEMMES, AUX MINORITÉS ET AUX DISSIDENTS A PRIS LA TÊTE DE LA PLUS IMPORTANTE ORGANISATION DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME DANS LE MONDE.
Selon les informations officielles de l’ONU, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Genève Faisal Trad a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme à partir de sa 30ème session qui ouvrira lundi 21 septembre. Selon les rumeurs, le choix avait déjà été décidé en juin dernier mais avait été tenu secret jusqu’au présent pour des raisons inconnues.
Le but principal du panel du Conseil des droits de l’Homme est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l’homme dans différentes régions du monde et d’informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme.
Mais ce choix a été vivement critiqué par la communauté internationale qui s’oppose toujours à ce que des pays qui ne sont pas réputés pour le respect scrupuleux qu’ils attachent aux droits de l’homme accèdent à une position si importante.
«Il est scandaleux que l’ONU ait choisi un pays qui a exécuté plus de gens que Daesh cette année pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme», a déclaré le directeur exécutif de UN Watch Hillel Neuer. Il a aussi précisé que «le pétrole, les dollars et la politique» qui nuisent aux droits de l’homme».
Parmi les violations des droits de l’homme les plus flagrantes commises par l’Arabie saoudite, on note l’arrestation de l’écrivain et bloggeur Raif Badawi. En 2012, ses déclaration libérales sur son site Free Saudi Liberals (Libéraux saoudiens libres) ont provoqué son arrestation et sa condamnation à recevoir 1 000 coups de fouet pour avoir «insulté l’islam». Sa femme Ensaf Haidar tente toujours d’obtenir sa libération mais en vain. Elle a même précisé sur sa page Facebook que la nomination de Faisal Trad était un «feu vert à la continuation de la flagellation» de son mari.
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Et en ce moment:
Ali Mohammed al-Nimr, neveu de l'un des plus fervents opposants au régime, était encore mineur au moment de son arrestation en 2012. Il aurait participé à une manifestation dans la région majoritairement chiite de Qatif.
La sentence a été prononcée l'année dernière. Et Ali Mohammed al-Nimr, 21 ans, vient de perdre son dernier appel rejeté. L'exécution publique du jeune chiite devrait intervenir jeudi. Le condamné sera décapité. Son corps sera ensuite monté sur une croix et exposé publiquement jusqu'au pourrissement de ses chairs.
Son principal tort: avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime dans la région majoritairement chiite de Qatif. Il était alors seulement âgé de 17 ans. Le jeune homme est également accusé de faire partie d'une organisation terroriste. Armé, il aurait jeté des cocktails Molotov contre les forces de l'ordre. Selon l'ONG Reprieve, qui assure sa défense, les aveux signés par l'accusé ont été obtenus sous la torture. Les conditions dans lesquelles s'est déroulé son procès sont sujettes à caution. «Le tribunal l'a déclaré coupable sans ordonner aucune enquête sur ses allégations de torture»,critiquait l'an passé Amnesty International. «Pire encore, Ali était un enfant vulnérable quand il a été arrêté», s'insurge Maya Foa, l'une des responsables de Reprieve.
À en croire ses défenseurs, Ali Mohammed al-Nimr paie surtout pour son oncle, le cheikh al-Nimr. Le haut dignitaire chiite est l'un des plus virulents opposants de la monarchie. Au terme de huit mois de procès, il a lui-même été condamné à mort le 15 octobre 2014 pour «sédition», «désobéissance au souverain» et «port d'armes». Peu avant son arrestation, le cheikh al-Nimr s'était réjoui de la disparition du prince héritier Nayef Ben Abdel Aziz, le tenant pour responsable de la répression contre les chiites. Un an plus tôt, il s'était également prononcé en faveur d'une sécession des régions de Qatif et d'Al-Hassa et de leur rattachement au royaume chiite de Bahreïn.
UNE NOMINATION POLÉMIQUE
L'exécution d'Ali Mohammed al-Nimr intervient au plus mauvais moment pour Riyad. Car l'ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, Faisal bin Hassan Trad, occupe actuellement un poste important au sein de Conseil de Droits de l'homme. Longtemps passée inaperçue, sa nomination en juin à la tête du Groupe consultatif de l'institution a été dénoncée la semaine dernière par l'ONG, UN Watch. Ce poste aurait servi de lot de consolation aux Saoudiens qui ambitionnaient de prendre en 2016 la présidence du Conseil des droits de l'homme. À la tête du Groupe consultatif, Faisal bin Hassan Trad est chargé de sélectionner les experts indépendants envoyés sur le terrain. Toutefois, rassure le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, la décision revient en dernier recours au président de l'organisation, l'Allemand Joachim Rücker.
Selon un décompte effectué par Human Rights Watch, plus de 80 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l'année.
lefigaro.fr

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