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L’ÉVÊQUE DE COIRE « REGRETTE D’AVOIR ÉTÉ MAL COMPRIS » ?

Publié le par justin

L’ÉVÊQUE DE COIRE « REGRETTE D’AVOIR ÉTÉ MAL COMPRIS » ?
IL PERSISTE POURTANT. NOUS RÉCLAMONS DONC LA CONDAMNATION DE SES PROPOS !

Rien n'est mystérieux lorsqu'on cherche la réponse dans la parole de Dieu ?

Bien que ces énonciations d'abominations semblent sans équivoque, rappelons qu'un certain nombre de rituels et de règles cités dans l'Ancien Testament (la Torah), dont fait partie le livre du Lévitique, auront été donnés pour préserver les caractéristiques de la religion et de la culture d'Israël. Or, comme indiqué dans Jean 1:17 « La loi a été donnée par Moïse; la grâce et la vérité sont venues par Jésus » ! « L'amour ne fait pas de mal au prochain; l'amour est donc l'accomplissement de la loi » !

« Les chrétiens » sont ainsi unis aux paroles du Christ » (Romains 10:4, Galates 3, 22-25...), basées sur l'amour et la foi en la valeur de son sacrifice, et non plus sous le code de Loi transmis aux Israélites. Ils ne sont plus concernés par les règles du Lévitique que le sacrifice parfait du Christ a rendu caduque.
Quelle base scripturale peut-on alors invoquer, pour affirmer que certaines anciennes lois données au peuple juif devraient malgré tout gouverner la vie du chrétien d’aujourd’hui, indépendamment des principes qui les animent ?

Et, dans la mesure où ces règles interdisent également des choses aussi anodines que « les étoffes de deux sortes de fils » (19:19) ou « de se couper les mèches sur les côtés de la tête et l'extrémité de ta barbe » (19:27), on devine alors aisément l'inconfort de situations devenues aussi courantes que le port de vêtements en coton-polyester et le rasage de la barbe !

Si donc - contre l'avis de la Bible elle-même - la foi et le salut du chrétien dépendent de l'application des innombrables règles du Lévitique, qui forment un tout indissociable, il serait logique et honnête de la part de Mgr Vitus, de s'imposer aussi le respect scrupuleux des autres règles. Dans ce cas, tous les chrétiens devraient être lapidés chaque matin. Et les pratiques de Mgr Vitus Huonder sont également abominables, et punies de mort ! Vive l'inquisition.

Il est tout autant intéressant de relever que l'interdiction des rapports sexuels entre hommes n'est mentionnée nulle par ailleurs, alors que d'autres interdits de cette même loi sont repris dans d'autres textes bibliques. Ainsi, adultère, inceste, bestialité... et « relations sexuelles consanguines » sont aussi prohibés et considérés comme des abominations :

« Vous ne devez vous approcher, nul homme d’entre vous, d’aucune proche parente selon la chair, pour en découvrir la nudité » - Avis pour certaines : Lév 18:6 !

Pour conclure, un chrétien est soumis à la loi unique de l'amour, qui se passe de règles car il fonctionne avec les tripes et le bon sens : « Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu'ils fassent pour vous » (Matthieu 7:12 - BFC). Alors, en attendant que Mgr Vitus Huonder réponde également de ses actes devant son créateur... incitons les instances responsables à prendre position publiquement contre ses propos incitant à la violence !

http://www.stophomophobie.com/petition-quand-leveque-de-co…/

Dans un communiqué publié ce lundi sur le site du diocèse, Vitus Huonder précise qu’il « ne voulait en aucun cas déprécier les homosexuels », mais souligne que ces derniers « violent la loi naturelle » et qu’ils doivent choisir la voie de la chasteté.
Il avait notamment cité un verset particulièrement virulent du Lévitique, lors de son discours au congrès du Forum Deutscher Katholiken, avant d’estimer que ce passage biblique devrait suffire à « remettre dans la bonne direction la question de l’homosexualité du point de vue de la foi »: « Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu’ils font tous les deux est une abomination: ils seront mis à mort, leur sang retombe sur eux. »

Nous ne sommes pas des curés ! A chacun sa voie mais visiblement, « Monsignor » semble également s'être trompé dans l'appréciation de ses fonctions.

« Quand les saintes Écritures disent que quelque chose est une abomination devant le Seigneur, nous devons, nous les hommes, ne pas laisser croire que cela arrive par amour, que c’est une bonne chose et que cela pourrait faire l’objet d’une soi-disant bénédiction » affirme le prélat. Il est donc encore nécessaire de lui rappeler que selon ce même Lévitique, lui et toute sa confrérie, le sont également « abominables ».
Ainsi, peu importe ses regrets : Nous réclamons une prise de position de la Conférence des évêques suisses et la condamnation de ses propos :

https://www.change.org/p/ev%C3%AAques-suisses-refusez-l-inc

Merci à tous les médias suisses qui ont relayé la pétition.
En France, ils y réfléchissent encore émoticône frown
>> Nommé vicaire général du diocèse de Coire en 1990 par le contesté Wolfgang Haas, puis évêque en 2007 par le pape Benoît XVI, Vitus Huonder n’en est pas à sa première déclaration virulente contre les personnes LGBT.

A l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme, le 10 décembre 2013, le religieux avait rédigé une lettre pastorale pour dénoncer la « théorie du genre ». « Qu’il y ait des troubles psychiques et physiques de l’identité sexuelle ne justifie pas que l’on supprime les différences fondamentales entre les hommes et les femmes », écrivait-il. Il détaillait alors comment «l’éducation sexuelle immorale» détruisait les piliers de la société.

« Selon la théorie du genre (Genderismus), toute pratique sexuelle (lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles) est équivalente à l’hétérosexualité. Toutes les formes de relations doivent avoir accès au "mariage" et donc aux méthodes artificielles de procréation et d’adoption d’enfants. Les gens sont privés de la boussole morale nécessaire au bon usage de leur liberté, qui leur permet de remplir leur tâche de parents, de mère ou de père », martèle l’évêque.

A la suite de cet écrit largement condamné dans la presse alémanique, le porte-parole de l’évêché expliquait au Blick que l’Eglise catholique était victime de « discrimination »: « Celui qui approuve les exigences du lobby homosexuel est jugé bon. Celui qui s’exprime autrement est considéré comme homophobe et mauvais. C’est profondément anti-libéral et contraire à la liberté de pensée et de croyance », argumentait-il.

Vitus Huonder ne s’est jamais écarté de cette ligne ultra-conservatrice. Cet hiver, il faisait de nouveau les grands titres en exigeant d’un prêtre qui avait béni une union homosexuelle à Bürglen (Uri) de quitter son église. La nouvelle avait provoqué une vague d’indignation. La communauté avait lancé une pétition et récolté plus de 40 000 signatures :

http://www.stophomophobie.com/petition-solidaire-pour-sout…/

Pourquoi aucune réaction des instances ?

Le prêtre a pu finalement conserver sa place en promettant fin avril de ne plus jamais bénir des couples du même sexe. «Je suis prêt à respecter la ligne imposée par l’évêque Vitus Huonder», expliquait-il fin juin à la Neue Luzerner Zeitung. Il ajoutait néanmoins qu’il pourrait reconsidérer sa position, si « l’évêché changeait de ligne » :

http://www.stophomophobie.com/suisse-le-cure-de-burglen-ne…/

Mais aucun bouleversement n’est en vue. La Conférence des évêques suisses (CES) rappelait cet hiver que tous les individus, y compris homosexuels, pouvaient être bénis, mais « pas leur union ». Vitus Huonder avait déjà qualifié ces actes d’« abomination devant le Seigneur ».

Les positions conservatrices de l’évêché de Coire ne manquent pas d’exaspérer certaines communautés catholiques. Deux mille personnes ont manifesté en mars 2014 à Saint-Gall, exigeant le retrait de Vitus Huonder. L’évêque Wolfgang Haas avait lui-même été muté au Liechtenstein, à la fin des années 1990, sous la pression populaire.

La cité de Zwingli, qui compte quelque 390 000 catholiques, se bat depuis des décennies pour avoir son propre évêché. Selon la NZZ, les évêques suisses auraient abordé la question lors d’une visite à Rome l’année dernière. Selon le porte-parole du Synode zurichois, Aschi Rutz, l’affaire est désormais aux mains d’un nonce apostolique, précise le quotidien zurichois.
Vitus Huonder devrait quitter le diocèse en 2017, à l’occasion de ses 75 ans. Nous pensons qu'il serait utile qu'il en soit exclu bien plus rapidement.

Rappelons que la reconnaissance des couples homosexuels est justement l’une des questions en débat au sein de l’Église, à l’approche du synode des évêques sur la famille qui aura lieu au mois d’octobre.

Pour signer la pétition et exiger la condamnation des propos du prélat :https://www.change.org/p/ev%C3%AAques-suisses-refusez-l-inc

STOP HOMOPHOBIE
avec Sandrine Hochstrasser

letemps.ch

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