AGEN : UN ASSISTANT HOMOSEXUEL CONTESTE SON RENVOI D’UN LYCÉE
La direction du lycée De-Baudre et le rectorat de l'Académie se seraient-ils rendus coupables d'excès de pouvoi r ?
C'est en tout cas ce que prétend un jeune assistant en cours de langue espagnole, qui a été suspendu de ses fonctions le 17 mars. Motif de son limogeage, il aurait discuté avec un élève sur un site de rencontres.
Double condamnation
Arrivé depuis quelques mois d'Équateur pour donner des cours d'espagnol dans le lycée, le jeune homme s'était inscrit sur un site de rencontres pour homosexuels. Sauf qu'un élève, également inscrit, l'a reconnu et est entré contact avec lui.
Lorsque l'affaire s'est ébruitée dans l'établissement, elle est revenue aux oreilles du proviseur qui a décidé de rompre son contrat en invoquant la menace contre l'ordre dans l'enceinte de l'établissement. Informé de la situation, le recteur d'Académie a, lui aussi, pris un arrêté suspensif envers le jeune homme.
« Aucune motivation »
Se voyant ainsi mis en cause alors qu'il ne se considère en rien coupable, l'assistant s'est alors tourné vers l'association Ecce Homo.
« Nous avons eu accès aux échanges qu'il a eus avec cet élève. Il n'y a absolument rien de sexuel, aucune sollicitation quelconque, explique la présidente de l'association. C'est l'élève qui l'a reconnu et qui est allé lui parler pour lui demander s'il le reconnaissait. L'homme lui a simplement demandé de ne pas parler de cette conversation au lycée car il se doutait que ça lui causerait des ennuis. » Aujourd'hui, l'Équatorien attaque l'établissement et le rectorat devant le tribunal administratif pour excès de pouvoir.
« Nous avons déposé deux recours, précise son avocat, Me Marie-Dolorès Prud'hommes. L'un contre le proviseur, l'autre contre le recteur pour avoir renvoyé cet homme sans aucune motivation mais uniquement parce qu'il est gay. Que je sache, cela fait longtemps que l'homosexualité n'est plus un délit dans notre pays. »
Site réservé aux majeurs
Le jeune homme, qui est toujours en France et souhaitait poursuivre ses études, craint aujourd'hui de ne plus pouvoir travailler ou étudier dans l'Éducation nationale. « Ce qu'il souhaite simplement, c'est être lavé de tous soupçons, d'autant que le lycéen était sur un site réservé aux majeurs et n'avait rien à faire là", souligne-t-on à l'association Ecce Homo.
Ni le rectorat, ni la direction de l'établissement n'ont souhaité à ce jour s'exprimer sur le sujet.
Source : sudouest.fr

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